Oui : le shilajit peut être commercialisé en France comme complément alimentaire.
Mais son statut ne suffit pas, à lui seul, à rendre conforme n’importe quel produit portant ce nom.
Le produit effectivement vendu doit respecter les règles applicables aux compléments alimentaires :
composition, sécurité, déclaration de mise sur le marché, étiquetage et communication commerciale.
Pour le consommateur, la bonne méthode consiste donc à vérifier des éléments concrets :
l’identité de l’opérateur, le statut du produit, les informations d’usage,
les précautions, la traçabilité et, lorsque la marque les publie, les analyses réalisées sur les lots.
Mise à jour réglementaire : 15 septembre 2026.
Cette page présente le cadre général applicable en France et dans l’Union européenne.
Elle ne constitue pas un avis juridique individualisé.
Le shilajit est-il légal en France ?
Le shilajit n’est pas interdit en France.
Il peut être commercialisé lorsqu’il entre dans un cadre réglementaire permettant son utilisation,
notamment lorsqu’il est présenté comme complément alimentaire.
En droit français, un complément alimentaire est une denrée alimentaire destinée à compléter
l’alimentation normale et commercialisée sous une forme permettant une consommation en petites unités mesurées.
Cette définition figure notamment dans
le décret n°2006-352 du 20 mars 2006 relatif aux compléments alimentaires
.
Le
ministère de l’Agriculture
rappelle également qu’un complément alimentaire est juridiquement une denrée alimentaire et non un médicament.
Shilajit et Novel Food : quelle est exactement la règle ?
Le droit européen distingue les aliments déjà consommés de manière significative dans l’Union européenne
avant le 15 mai 1997 des « nouveaux aliments », ou Novel Foods,
auxquels s’applique le
règlement (UE) 2015/2283
.
Le statut du Mumijo, dont shilajit est indiqué comme synonyme dans le dossier européen,
a fait l’objet d’une consultation officielle.
La conclusion publiée le 21 août 2020 distingue clairement les usages :
le produit n’est pas considéré comme nouveau lorsqu’il est utilisé comme ou dans un complément alimentaire,
mais il est considéré comme nouveau pour les autres utilisations alimentaires.
Source primaire :
Commission européenne — détermination du statut Novel Food du Mumijo / shilajit
.
Ce statut ne constitue pas une homologation générale de tous les produits appelés shilajit.
Il concerne le statut réglementaire de l’ingrédient et de son usage.
Chaque produit fini doit ensuite respecter les règles qui lui sont applicables.
Quelles règles doit respecter un complément alimentaire en France ?
Plusieurs couches réglementaires se cumulent.
Il n’existe donc pas un unique « certificat de légalité » qui suffirait à tout démontrer.
| Élément |
Principe |
Ce qu’il faut vérifier |
| Catégorie du produit |
Le produit doit être commercialisé dans le cadre juridique correspondant à son usage. |
La catégorie « complément alimentaire » doit être clairement identifiable. |
| Composition |
Les ingrédients doivent pouvoir être utilisés conformément aux règles applicables. |
La simple mention « shilajit » n’est pas une preuve suffisante. |
| Sécurité |
L’opérateur est responsable de la sécurité du produit qu’il met sur le marché. |
Traçabilité, autocontrôles et documentation doivent pouvoir être justifiés. |
| Déclaration |
Une procédure française s’applique à la mise sur le marché des compléments alimentaires. |
Elle s’effectue auprès de la DGAL via Compl’Alim. |
| Étiquetage |
Des mentions générales et spécifiques sont obligatoires. |
Dose recommandée, avertissements et identité du produit doivent notamment être accessibles. |
| Communication |
Les allégations nutritionnelles et de santé sont encadrées. |
Un complément ne peut pas être présenté comme un médicament. |
La déclaration Compl’Alim : à quoi sert-elle ?
En France, la commercialisation d’un complément alimentaire implique une procédure administrative
auprès de la Direction générale de l’alimentation (DGAL).
Cette démarche passe aujourd’hui par le
téléservice officiel Compl’Alim
.
La procédure applicable dépend notamment de la composition du produit et du statut des substances utilisées.
Une déclaration Compl’Alim n’équivaut pas à une certification générale du produit.
Le ministère précise notamment que, dans la procédure relevant de l’article 15,
l’attestation de déclaration ne constitue ni une garantie générale de conformité
ni une autorisation de mise sur le marché comparable à celle d’un médicament.
La responsabilité finale du produit reste donc celle de l’opérateur.
Source :
Ministère de l’Agriculture — réglementation et mise sur le marché des compléments alimentaires
.
Quelles informations doivent apparaître sur un complément alimentaire ?
En plus des règles générales applicables aux denrées alimentaires,
les compléments alimentaires font l’objet de mentions spécifiques.
Le décret français prévoit notamment la dénomination
« complément alimentaire »,
ainsi que plusieurs informations destinées à encadrer son utilisation.
- la nature des nutriments ou substances caractérisant le produit ;
- la portion journalière recommandée ;
- un avertissement de ne pas dépasser cette dose ;
- une mention indiquant qu’un complément ne se substitue pas à une alimentation variée ;
- un avertissement invitant à tenir le produit hors de portée des jeunes enfants.
Ces obligations peuvent être complétées par d’autres avertissements selon la composition du produit.
Textes :
article 9
et
article 10 du décret n°2006-352
.
Pourquoi le shilajit ne peut-il pas être présenté comme un médicament ?
Lorsqu’il est commercialisé comme complément alimentaire, le shilajit demeure juridiquement une denrée alimentaire.
Le
règlement (UE) n°1169/2011
interdit d’attribuer à une denrée alimentaire des propriétés de prévention,
de traitement ou de guérison d’une maladie humaine.
Les allégations nutritionnelles et de santé sont par ailleurs encadrées par le
règlement (CE) n°1924/2006
.
Étude scientifique ≠ allégation commerciale
L’existence d’une étude sur une substance ne permet pas automatiquement d’utiliser son résultat comme promesse publicitaire.
Complément alimentaire ≠ médicament
La communication doit rester cohérente avec la catégorie juridique dans laquelle le produit est vendu.
Pour distinguer ce qui a réellement été étudié des promesses commerciales,
consultez notre dossier :
études scientifiques sur le shilajit
.
Que vérifier concrètement avant d’acheter du shilajit ?
Le consommateur n’a pas besoin de réaliser lui-même un audit réglementaire complet.
Quelques vérifications permettent néanmoins d’évaluer beaucoup plus sérieusement un produit.
- L’identité de la marque et de l’opérateur doit être claire.
- La catégorie du produit doit être identifiable.
- La dose recommandée et les précautions doivent être accessibles.
- Les promesses médicales spectaculaires doivent inciter à la prudence.
- La traçabilité doit permettre d’identifier le produit ou son lot.
- Les analyses publiées doivent être rattachées à des lots identifiables lorsqu’elles sont mises en avant.
La légalité, l’authenticité et la qualité sont trois questions différentes.
Pour les critères spécifiques d’authenticité, consultez également
notre guide pour reconnaître un shilajit authentique
.
Comment SHAMBALLA® répond-il à ces critères de vérification ?
Les critères précédents permettent aussi d’évaluer concrètement la transparence d’un produit.
SHAMBALLA® rend accessibles sur son site plusieurs des éléments qu’un consommateur peut raisonnablement chercher à vérifier.
| Critère |
Information disponible chez SHAMBALLA® |
| Produit clairement identifié |
La fiche officielle présente la résine SHAMBALLA®, son format,
sa composition, son mode d’utilisation et l’opérateur qui la commercialise.
|
| Catégorie réglementaire |
Le produit est présenté comme complément alimentaire,
et non comme médicament.
|
| Mode d’utilisation |
La fiche produit fournit la dose conseillée,
les modalités de préparation et les précautions associées.
|
| Précautions |
Les avertissements et recommandations d’utilisation sont accessibles au consommateur avant l’achat.
|
| Traçabilité |
Les contrôles publiés sont associés à des lots identifiés.
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| Analyses |
Une page dédiée rassemble les certificats et résultats analytiques publiés pour les différents lots SHAMBALLA®.
|
Une marque ne devrait pas simplement demander à être crue.
Plus les informations importantes sont accessibles et vérifiables,
plus le consommateur peut se faire sa propre opinion sur le produit.
Les résultats analytiques SHAMBALLA® peuvent être consultés séparément sur notre
page consacrée aux certificats et analyses par lot
.
Vous souhaitez vérifier directement le produit concerné ?
La fiche officielle rassemble la présentation de la résine SHAMBALLA®,
sa composition, son utilisation, ses précautions et les informations utiles avant achat.
Voir le Shilajit SHAMBALLA®
Un produit vendu sur internet est-il forcément conforme ?
Non.
Le simple fait qu’un produit soit disponible sur un site, une marketplace ou un réseau social
ne démontre pas automatiquement sa conformité.
Le raisonnement inverse est également vrai :
une vente directe sur le site officiel d’une marque ne constitue pas à elle seule une preuve juridique suffisante.
Ce sont les caractéristiques du produit,
son étiquetage, l’identité de l’opérateur,
les informations fournies et les éléments de preuve accessibles qui doivent être examinés.
Ce qu’il faut retenir
Le shilajit peut être commercialisé en France comme complément alimentaire.
Son statut Novel Food distingue cependant cet usage des autres utilisations alimentaires.
Et ce statut ne suffit pas, à lui seul, à rendre conforme n’importe quel produit appelé shilajit.
Le produit effectivement commercialisé doit respecter les règles applicables
à sa composition, sa sécurité, sa déclaration,
son étiquetage et sa communication.
Pour le consommateur, l’approche la plus utile consiste donc à vérifier
le produit précis, son opérateur, les informations disponibles et les preuves accessibles,
plutôt qu’à se fier uniquement au mot « légal ».
Questions fréquentes sur le shilajit et la réglementation française
Le shilajit est-il interdit en France ?
Non. Le shilajit peut être commercialisé en France comme complément alimentaire
lorsque le produit respecte les règles françaises et européennes qui lui sont applicables.
Le shilajit est-il un Novel Food ?
Le statut officiel publié pour le Mumijo/shilajit distingue les usages :
il n’est pas considéré comme nouveau lorsqu’il est utilisé comme ou dans un complément alimentaire,
mais il est considéré comme nouveau pour les autres utilisations alimentaires.
Voir la source officielle européenne
.
Une déclaration Compl’Alim prouve-t-elle qu’un produit est conforme ?
Non. La déclaration est une formalité réglementaire,
mais elle ne constitue pas à elle seule une certification générale de conformité du produit.
Le shilajit peut-il être présenté comme un médicament ?
Pas lorsqu’il est commercialisé comme complément alimentaire.
Une denrée alimentaire ne doit pas être présentée comme prévenant,
traitant ou guérissant une maladie humaine.
Une étude scientifique autorise-t-elle automatiquement une allégation santé ?
Non. Les allégations nutritionnelles et de santé utilisées dans les communications commerciales
sont soumises à un cadre européen spécifique et à leurs conditions d’utilisation.
Comment vérifier un shilajit avant de l’acheter ?
Vérifiez notamment l’identité du vendeur,
la catégorie du produit,
l’étiquetage,
les précautions d’emploi,
la traçabilité et les analyses éventuellement publiées.
Sources officielles et textes de référence
Sources vérifiées le 15 septembre 2026.
Les liens renvoient directement aux textes ou ressources institutionnelles utilisés pour cette page.